Vous êtes ici : Accueil » Labo des idées

Labo des idées


La place du tourisme dans les projets européens – l’exemple des Balkans

Publié le 20 septembre 2011 par Dragan Crnjanski

La région dite des « Balkans de l’ouest et Turquie » a une dimension politique stratégique, composée des pays candidats à l’adhésion (Turquie, Croatie, Macédoine) et pays potentiellement candidats (Albanie, Bosnie Herzégovine, Kosovo, Monténégro et Serbie). Cette dimension politique est traduite dans les objectifs et les formes de l’aide européenne, visant surtout à permettre à tous ces pays d’atteindre les fameux « acquis communautaires », par l’instrument financier IPA, en cours de mise en œuvre actuellement.
Comme dans d’autres régions géographiques ou « thématiques » (cf. Voisinages Sud et Est), le tourisme n’apparaît que très rarement comme un secteur d’appui européen, étant donnée sa dimension plurisectorielle (mis à part les programmes subventionnés gérés par la DG Entreprise, qui visent les pays membres mais peuvent permettre la participation des pays candidats et potentiellement candidats, et dont l’envergure financière reste très faible). Par conséquent, les aides européennes n’y visent que très rarement un soutien institutionnel direct au tourisme, comme cela est actuellement le cas (en Serbie et en Bosnie-Herzégovine), mais doivent être recherchées à l’intérieur des programmes suivants :

1) Appui au développement régional, avec en amont soutien technique et financier à la création des structures chargés du développement régional dans chacun des pays et en aval subventionnement des actions de développement que ces structures mettent en œuvre dans le cadre de leurs stratégies. Bien souvent, ces actions, dont l’envergure reste bridée par les conditions de subventionnement (budgets rarement supérieurs à 300 000 euros), visent la valorisation touristique avec, quelquefois, un effet d’aménagement du territoire très intéressant, transcendant par exemple les « sacro-saintes frontières » séparant les trois Entités en Bosnie-Herzégovine ;


2) Programmes de coopération transfrontalière, le plus souvent bilatérale (cf. Monténégro-Albanie, Monténégro-Kosovo, Monténégro-Bosnie ou Monténégro-Serbie), en attendant la possibilité de passer à une vitesse supérieure par la coopération multilatérale, qui permettrait de soutenir encore plus solidement l’intégration régionale et d’aider à (re)construire les partenariats et les offres touristiques d’une envergure plus intéressante.


3) Appui au développement municipal, comparable à celui soutenant le développement régional, mais avec un dispositif d’assistance technique chargé de coordonner l’ensemble. Si ces aides permettent de mettre en œuvre certaines actions de développement touristique local, on est encore loin de pouvoir développer les approches de coopération intercommunale d’une manière plus durable, dont a besoin le tourisme (itinérance thématique, « pays », etc).

On peut aussi signaler le lancement d’un premier projet d’assistance technique en Serbie, pour la valorisation du patrimoine industriel de la mine de charbon de Senj.


Comment évaluer et promouvoir les retombées presse ?

Publié le 31 août 2011 par Raphaël Wolff

Plusieurs outils sont utilisés afin de valoriser l’action de relations presse :

• La revue de presse regroupe tous les articles parus et répertorie toutes les diffusions en radio et télévision.
• Le bilan quantitatif permet de faire un compte rendu chiffré (nombre d’articles en presse écrite, de diffusions en radio et télévision), ainsi qu’une analyse par type de presse (dossiers spéciaux, articles de fonds, portfolio).
• Le bilan qualitatif est une analyse plus approfondie de la campagne de relations presse. Il recense les différentes actions menées (mailings, relances, communiqués de presse, dossiers de presse, voyages de presse), et donne un regard objectif sur le déroulement de la mission.
• L’équivalent publicitaire permet de montrer la valeur des articles parus et des diffusions audiovisuelles et de comparer avec les coûts d’achat d’espaces. Ces différents outils permettent de valoriser le musée ou l’institution auprès des décideurs : conservateurs, chargés de communication, élus à la culture, etc.

Il est ainsi possible de proposer une réelle visibilité du retour sur investissement obtenu par la mise en place d’un campagne de relations presse, quelle que soit son envergure.


L'intégration des cafés-restaurants ruraux dans l'offre touristique

Publié le 10 août 2011 par Jessica Ozkurt

Le bistrot « à la française » est un élément incontournable de notre culture, tout à la fois un lieu de rencontres, un commerce de proximité, un lieu d’activité économique. Dans les années 60 on comptait encore 200 000 bistrots en France, il en reste aujourd’hui environ 35 000, à peine un par commune. Les difficultés rencontrées par les cafés et les petits restaurants sont accentuées en milieu rural : les habitudes de vie en ville, les règlementations, la concurrence… sont autant de raisons qui contribuent à fragiliser ces « derniers commerces », à diminuer la vie économique et sociale des villages.

Conscients de leur intérêt, les pouvoirs publics encouragent la création de réseaux organisés réunissant des bars-restaurants volontaires autour d’une charte qualité. Les Alpes-de-Haute-Provence ont été précurseur en créant les Bistrots de Pays qui comptent aujourd’hui 250 adhérents dans 8 régions. Il existe aujourd’hui une dizaine de réseaux similaires, de taille et d’étendue géographique différente, portés par des fédérations autonomes, CCI, CDT, PNR… et notamment un projet en cours de constitution en Seine-et-Marne qui projette de lancer le 1er réseau de cafés à l’échelle de l’Ile-de-France, les Bistrots Rando, avec une charte adaptée aux spécificités locales.

Si  la question du regroupement des réseaux n’est pas encore à l’ordre du jour, l’enjeu pour tous ces réseaux est de contrer la disparition des services de première nécessité et d’impliquer les cafés dans la démarche touristique en leur attribuant différentes fonctions : accueil et information touristique, valorisation des produits de terroir, diffusion culturelle… Les retombées escomptées sont nombreuses : pour les cafés, il s’agit de l’élargissement et de la fidélisation de leur clientèle (habitants du village, excursionnistes, touristes), de l’augmentation de leur CA et de l’accroissement de leur notoriété ; pour les territoires, la revitalisation du tissu économique et local par l’intégration des cafés dans l’offre touristique ou culturelle est primordiale.  


Le contrat culturel de territoire : pour le développement du volet culturel d’un projet de territoire

Publié le 26 juillet 2011 par Julie Moreau

Le département du Cher, associé à la région Centre, a mis en place depuis 2007 un outil de développement culturel pérenne: le contrat culturel de territoire. Accessible à des groupements de communes aux formats variables (une ou plusieurs intercommunalités, association de communes…), le dispositif, financé par le département et la région, permet aux collectivités d’être soutenues sur la base d’un projet culturel à long terme.

Les collectivités signataires ont conscience des enjeux du développement culturel pour le développement de leurs territoires : qualité de vie, image et identité, attractivité, lien social, aménagement… Cet outil leur permet de façon singulière d’élaborer un projet adapté à leurs besoins, en se faisant accompagner, dans un souci constant d’aménagement culturel du territoire. Les collectivités peuvent choisir d’intervenir dans l’ensemble des champs culturels et artistiques, soit dans le cadre des compétences obligatoires du département (lecture publique, enseignements artistiques, archives et patrimoine), soit pour la réalisation d’actions ayant trait à la présence artistique sur le territoire ou à l’action culturelle.

La rédaction du projet prend forme dans une étude précise des actions existantes menées par les acteurs culturels du territoire. Les forces du territoire sur lesquelles capitaliser et les manques auxquels il faut répondre sont mis en avant. L’élaboration du projet passe, de plus, par une concertation approfondie qui permet de dégager les ambitions du territoire en matière culturelle pour les 5 années à venir. Le projet fixe ensuite la stratégie de mise en place des actions: phasage dans le temps, faisabilité, financements et mutualisations… assurant ainsi leur pérennité et leur cohérence.  


Repas à la française : promouvoir et valoriser

Publié le 11 juillet 2011 par Claude Veyrac

L’inscription du « repas gastronomique des français » sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, n’a pas encore mis d’accord tout le monde sur le fait que la cuisine est une culture. Certains veulent encore réserver ce terme à « ce qui élève l’âme », comme le rapporte Maria Malagardis, dans son commentaire (Libération 2-3/07/11) de « Notre gastronomie est une culture » de Francis Chevrier paru récemment aux Éditions François Bourin.
Pourtant il est clair, note-t-elle, que ce moment de la vie des français est « une tradition qui se perpétue à travers des moments de convivialité partagée, avec une certaine attention au goût et au cérémonial festif ».
Nous sommes chez Planeth tout à fait de cet avis.

Pour nous le « repas à la française » est une sorte de représentation (au sens anglais de « performance ») avec ses heures (12h30-14h et 20h-22H), son décor (la cuisine, l’office, la salle à manger…), ses accessoires (table, chaises, nappes, serviettes, assiettes, couverts, plats, décorations diverses…), sa durée, ses actes et ses scènes (apéritif, hors d’œuvre, entrées, entremets, plats, fromages desserts, café…, ses acteurs (cuisiniers, cuisinières, maîtres d’hôtel, serveurs, convives…), son scénario (choix des mets, boissons associées…).
On peut ainsi définir le repas à la française comme un « spectacle participatif » : les participants en sont à la fois acteurs et spectateurs.

Il est clair que munis du satisfecit international de l’UNESCO, il faut aller de l’avant et valoriser cette richesse culturelle, donc la promouvoir.
Il reste à voir où, quand et comment il se déroule, bien identifier les opérateurs (restaurants, hôtels-restaurants, tables d’hôtes, fêtes…) et leurs fournisseurs (agriculteurs, artisans, industriels des accessoires…), et décrire les variétés de leurs pratiques.
Ensuite il faudra définir des stratégies promotionnelles pour attirer les spectateurs, comme on le fait pour d’autres activités culturelles reconnues, comme le Cinéma Français.
Un chantier qui, en ce moment, intéresse presque toutes les équipes de Planeth, ceux de la culture, comme ceux du tourisme et bien sûr de la communication. Un nouveau témoignage de la pertinence de notre organisation.


Le développement touristique d’un pays « inconnu » : la Macédoine

Publié le 21 juin 2011 par Soizic Le Corre

 Le 6 juin 2011, la République de Macédoine était plongée dans la conduite d’élections législatives anticipées. Un évènement majeur sur fond de crise politique sur le plan national, pratiquement passé inaperçu sur le plan européen.

Un contraste qui étonne peu : la Macédoine semble davantage assimilée dans les esprits à une célèbre salade de légumes, tout au plus à la Macédoine historique d’Alexandre le Grand. Le journal français 20 minutes relayant les élections situe d’ailleurs Skopje en Serbie.

Ce qui aurait pu apparaître comme une simple faute rédactionnelle est en fait révélateur d’un constat plus profond. Où est située la Macédoine ? Dispose-t-elle d’une offre? Quelles sont ses spécificités, au cœur d’un marché Est-Européen en pleine expansion touristique ?

Rares sont ceux qui pourraient apporter réponses à ces questions. Depuis novembre 2010, Planeth s’est vu confier par le Ministère de l’Economie de Macédoine-Département Tourisme et la Banque Mondiale une mission : réviser la Stratégie Nationale de Développement Touristique 2009-2013. Le plan d’action de cette stratégie peu opérationnelle débutait par une action…surprenante : «Créer des produits touristiques iconiques ». Dans un pays déjà lancé dans la promotion de sa destination à l’international, cette action aurait pourtant dû être une question préliminaire: quels produits touristiques développer en Macédoine ? Auprès de quels marchés ?

Planeth s’est attaché à répondre à ces questions, à les thématiser, à les territorialiser, à les confronter aux attentes de marchés-cibles. Les rencontres avec les municipalités, révélant par leur discours amers les lacunes d’une décentralisation marquée par le politicien, le manque de dialogue, l’absence d’un niveau intermédiaire entre Etat et municipalités ont orienté la formulation d’actions par produit vers une meilleure implication des acteurs locaux dans la (re)construction de l’offre.

Le choix d’organiser un voyage d’études européen réunissant en Macédoine différentes professions touristiques (journalistes, experts, acteurs de coopération décentralisée) plutôt qu’un classique fam trip de tours opérateurs servait un unique objectif d’évaluation amont et externe de l’offre macédonienne actuelle.

Ce fut chose faite : en présence du Ministre de l’Economie, les professionnels ont parlé potentialités, richesses, manques, besoins, en amont de tout effort de commercialisation. Certains médias macédoniens ont néanmoins titré : « Le Ministre part à la rencontre de tours opérateurs européens ». Avant toute commercialisation, une Stratégie.   


Stratégies de media-planning dans la culture : comment faire avec peu de moyens ?

Publié le 14 juin 2011 par Raphaël Wolff

Réputé onéreux, l’achat d’espace reste peu utilisé par les musées, et pâtit souvent d’un manque global de cohérence. Nombre de campagnes sont manifestement trop diffuses, atténuant fortement leur impact. Pourtant en adoptant une stratégie orientée vers la presse régionale et les lignes éditoriales moins sensibles aux actualités culturelles, la publicité peut rapidement élargir la couverture médiatique d’un événement et sensibiliser un public toujours plus large.

La presse – écrite et audiovisuelle – régionale offre régulièrement des espaces publicitaires à moindre coût, et travailler avec des titres de presse associés à une même régie publicitaire permet de construire une campagne cohérente. De même, il est recommandé de structurer une campagne média selon des saisonnalités, les périodes de fêtes ou de vacances scolaires sont souvent propices à une communication moins onéreuse. Il est alors judicieux d’insérer de la publicité en dehors de ces périodes choisies par les annonceurs plus traditionnels.

L’achat d’espaces est aussi un moyen pour obtenir une meilleure couverture rédactionnelle. En effet, la mise en place de partenariats peut être un moyen efficace pour coupler une couverture média publicitaire avec une couverture rédactionnelle. Sachant que ces campagnes doivent toujours se construire avec cohérence et selon un leitmotiv : occuper le même espace média de façon récurrente, afin de s’installer durablement dans l’esprit du public.


La programmation, un outil au service de l’ouvrage futur

Publié le 3 juin 2011 par Chloé Leonetti

Aujourd’hui, les bâtiments sont des ouvrages uniques devant répondre à des problématiques sociales, environnementales, fonctionnelles, économiques...chaque fois particulière. Le programme apparaît alors être la seule garantie concourant à la qualité de l’équipement futur. 

Les maîtrises d’ouvrage ont donc tout intérêt à engager des études de programmation architecturale, fonctionnelle et muséographique pour des équipements culturels et touristiques. Elles permettent de :
- dresser l’état des besoins et de définir le projet de vie qui présidera à l’édification de l’ouvrage,
- cerner puis, qualifier et quantifier l’ensemble des durées à prendre en compte dans le projet,
- maîtriser les dépenses à engager en mettant en relation le projet futur avec les capacités financières de la maîtrise d’ouvrage.  

Le programme devient alors l’outil qui permet à l’équipe de maîtrise d’œuvre d’élaborer le projet.

1.    Le pré-programme : Objectif : se décider sur une option de projet Le pré-programme est une étape essentielle permettant d’aborder tous les aspects stratégiques de l’opération. Il met en évidence les différentes alternatives et développe, si nécessaire, divers scénarios de projet (scénarios de contenus programmatiques, d’organisation, d’implantation...). En validant cette étape, le maître d’ouvrage se prononce, en connaissance de cause, sur une option de projet cohérente et « faisable » et qui constituera la base du programme.

2.    Le programme général Objectif : formuler sa commande au maître d’œuvre Ce document sert de support aux études de conception. Il est l'expression de la commande du maître d’ouvrage au maître d’oeuvre et constitue un véritable outil de référence et de sensibilisation. Il doit être clair, précis et vivant, susciter l’intérêt et la créativité.

3.    Le programme détaillé Le programme détaillé décrit de manière très précise toutes les exigences et performances attendues pour que le projet envisagé puisse se dérouler dans des conditions adéquates.


Pourquoi et comment moderniser la formule d’un périodique ?

Publié le 31 mai 2011 par Claude Veyrac

Lorsque son journal, sa revue, son magazine marche bien, que les lecteurs sont plutôt satisfaits, la tentation est de ne rien changer, mais c’est une vision à court terme. La maquette va vieillir et les lecteurs vont s’en lasser. Il est donc nécessaire de toujours rester en alerte et y apporter des modernisations qui doivent cependant se faire progressivement par palier.

Chez Provenances, nous sommes habitués à gérer cette évolution. Charcuterie et Gastronomie, dont nous nous occupons depuis près de 12 ans, n’a pas, pendant cette période, cessé de « bouger » tant par la création de nouvelles rubriques que par de nouveaux codes graphiques. La modernisation a été permanente, avec cependant, de loin en loin , des sauts qualitatifs, un peu comme pour les nouveaux modèles automobiles. C’est le cas de notre dernière intervention, il y a 18 mois, avec un changement majeur : la couverture et le logo du titre.

Depuis quelques mois, nous travaillons au remaniement d’un hebdomadaire professionnel de très grande qualité. Il fournit une information abondante et extraordinairement variée, attirant  ainsi des lecteurs et des annonceurs nombreux et fidèles. L’éditeur a cependant fait appel à nous, car il s’est rendu compte d’un certain vieillissement de son aspect graphique, d’un manque de lisibilité et de « confort » de lecture. Nous avons donc entrepris une action à deux niveaux : refonte typographique et clarification de la séquence des rubriques. Et cela en ne changeant pas ce qui donnait satisfaction aux lecteurs : les sujets et la façon d’écrire et de titrer les articles. En septembre quand la nouvelle formule sortira, après plusieurs mois de rodage en interne, les lecteurs découvriront leur journal où tout leur apparaîtra agréablement nouveau.
Donc rendez vous à l’automne, pour découvrir de quel journal il s’agit ! 


Les enjeux du m-tourisme

Publié le 18 mai 2011 par Sylvie Nestelhut

Les révolutions anciennes de l’informatique, d’Internet, du numérique, ont toutes pesé très vite sur l’activité touristique, en particulier sur la demande et les circuits de la distribution.

En 2010, 12 millions de mobinautes en France. 22% de ces mobinautes cherchent des informations sur un séjour et 1,2 millions de touristes en France ont préparé leur séjour avec leur smartphone. Le tourisme et la mobilité internet, c’est donc du sérieux...

Bonnes pratiques pour être «fréquenté» et «fréquentable», référencement, réseaux sociaux, e-réputation, qui encense ou démolit aussi vite qu’une connexion 3G+, et enfin le m-tourisme ou le mobile tourisme , que l’arrivée des Smartphones, en particulier l’iPhone, a révolutionné.

Alors que faire pour ne pas rater le train du m-tourisme ? Plusieurs possibilités pour commencer :
- être visible sur les réseaux sociaux (Facebook, wikitravel, Groupons...)
- créer des présences sociales optimisées qui permettront d’apparaître dans les guides mobiles touristiques (type wikitude...)
- se référencer sur les plates-formes géolocalisées (type Google Places)
- adapter son site web aux mobiles ou créer, rapidement, son site mobile friendly (avec wirenode.com par exemple)

En bref, chercher la cohérence et la démarche la plus visible, sans précipitation !


Alger, le défi du XXIe siècle

Publié le 2 août 2008

L’Algérie est sortie il y a à peine plus de dix ans d’une guerre « civile », dure, qui a marqué les esprits et freiné le développement. Dopée par ses ressources en gaz naturel, elle prend maintenant ses dispositions pour prendre le train de la mondialisation. Un ambitieux plan de développement national du tourisme est mis en œuvre, mais en premier lieu c’est la capitale, Alger, qui est l’objet de toutes les attentions.

Alger, l’une des plus belles villes de la méditerranée, dominant une baie exceptionnelle, doit à son tour se doter de tous les attributs d’une grande métropole mondiale multiculturelle qui se tourne tout autant vers :
• les Algérois auxquels elle doit offrir des espaces de détente, des promenades, des lieux de spectacles,
• les Algériens auxquels elle doit offrir des références nationales en termes culturels, éducatifs, festifs,
• les Visiteurs internationaux, proches ou lointains, touristes de découverte ou d'affaires, qu’elle doit accueillir de façon digne et fière d’elle-même.

Définir les aménagements et équipements à réaliser pour accompagner la capitale algéroise dans un développement harmonieux, équilibré à l’échelle de la Baie, c’est l’objet de la mission confiée par la Wilaya d’Alger au consortium français mené par les architectes urbanistes Arte Charpentier. Planeth Consultants y apporte son expertise sur les volets tourisme, hôtellerie, culture, patrimoine, loisirs, sports et événementiel, pour aider Alger à prendre sa place parmi les grandes métropoles du XXIème siècle.


Habitants ambassadeurs : de quoi parle-t-on ?

Publié le 1 juin 2008

Stricto sensu, il s’agit de considérer les habitants (de souche et nouveaux arrivants, mais aussi résidents secondaires) comme les ambassadeurs du territoire, c'est-à-dire ses promoteurs ou prescripteurs, en particulier envers les parents et amis hébergés (part d’«hébergement non marchand», qui, suivant les régions, peut représenter plus de la moitié des nuitées touristiques). Mais pour parler de son pays, il faut l’aimer et le connaître. C’est dans cette optique que de nombreux territoires ont mis en place des dispositifs « habitants ambassadeurs », autour d’une carte « avantages » réservée aux habitants et qui donne accès à une sélection de sites, d’activités, de prestations tourisme et loisirs, à des tarifs privilégiés. 

Planeth a étudié une quinzaine de ces dispositifs, créés entre 1993 (le Passeport de Lorraine) et 2007 (8 les 3 dernières années). 
Toujours d’initiative publique, souvent à l’échelle du département, ils présentent des variantes dans leur fonctionnement, mais aussi dans leur étendue et leur succès (de 90 à 20.000 porteurs de cartes, de 12 à 150 partenaires de l’opération). Leur point commun est de nécessiter des moyens importants en animation -le système repose sur un réseau de prestataires touristiques- et en communication, … et de pêcher par manque d’évaluation précise de leurs retombées (taux d’utilisation de la carte, nombre de visites engendrées, satisfaction des habitants et des professionnels, retombées image).


Mesure de l’impact économique du tourisme et pertinence des investissements publics

Publié le 1 octobre 2007

Nombre de nuitées, chiffres d’affaires générés par les visiteurs, part de l’emploi touristique... les indicateurs permettant de mesurer l’impact du tourisme sur un territoire sont nombreux, mais aussi très hétérogènes.

Qu’il s’agisse d’évaluer les retombées quantitatives ou qualitatives du tourisme (effet d’image, impact social...), la mise en place d’indicateurs constitue un enjeu politique et stratégique de taille pour les acteurs publics. Au travers des « Comptes satellites du tourisme », à la fin des années 1970, le ministère du Tourisme a initié ce type de démarche mais, depuis cette époque, seules quelques initiatives isolées ont pris le relais.

Pourtant, disposer d’outils permettant de mesurer la valeur relative du tourisme par rapport à d’autres secteurs économiques, donc de justifier les investissements publics dans ce secteur, ou encore d’évaluer l’effet de levier de l’aide publique pour faire le choix entre différents projets d’investissement reste, pour les acteurs publics, un enjeu majeur... et d’actualité !

À travers différentes missions, PLANETH enrichit en permanence ses méthodes traitant du sujet.
Pour la direction du Tourisme, Planeth Tourisme réalise ainsi une étude sur le financement public des hébergements touristiques. Après avoir recensé l’ensemble des aides existantes et analysé les conditions d’octroi utilisées par les conseils généraux et régionaux, la mesure, en volume, du poids de l’aide publique allouée aux hébergements touristiques permet une première évaluation de l’effet de levier de l’action publique dans le montage de projets privés. Conforté par une analyse approfondie de 20 cas de montage public-privé et une étude comparative de l’aide publique dans 5 pays européens, le travail de Planeth a permis de donner des premières recommandations pour améliorer la performance de l’action publique.


Le marketing touristique peut, lui aussi, être durable

Publié le 1 juin 2007

Un tourisme « durable » est porteur de croissance économique, il est socialement enrichissant, culturellement ancré dans l’identité locale et respectueux de l’environnement. On peut toutefois déplorer que les efforts se portent surtout sur l’offre touristique et concernent moins souvent l’action marketing sur la demande. Or, le tourisme durable est aussi celui qui sait gagner des clients et les conserver dans la durée ou les renouveler, grâce à un marketing réfléchi et une communication honnête (éthique).

Concrètement, un territoire mène une action marketing durable lorsqu’il fait le choix de cibler ses clientèles naturelles (plutôt situées au nord-est), de fidéliser plutôt que de conquérir à tout prix, de favoriser des partenariats plutôt que d’agir seul, d’adopter un positionnement touristique en cohérence avec son potentiel réel.

Planeth propose ainsi au CDT des Ardennes de se recentrer sur un positionnement « nature », qui correspond à la réalité de son offre (vaste massif de forêts), et de viser ses clientèles naturelles (clientèles urbaines des Pays-Bas, de la Belgique et du nord de la France). Pour plus d’efficacité dans l’action marketing, Planeth mise sur l’élaboration de conventions trisannuelles entre le CDT et les offices de tourisme, avec des actions de promotion communes, ou un soutien financier du CDT aux OT comparable aux contrats de plans État-régions.


Comment « accoucher » une stratégie de développement touristique ?

Publié le 5 janvier 2007

Les études pour l’élaboration de stratégies de développement touristique se déroulent logiquement en trois phases : une première phase d’état des lieux-diagnostic, suivie d’une phase de réflexion stratégique, puis d’une phase de rédaction de plan d’action.

L’intérêt de la première phase paraît souvent limité au maître d’ouvrage, qui fournit peu d’éléments nouveaux sur son territoire. Le coeur de l’étude, c’est le choix d’une stratégie qui oriente l’action touristique pendant cinq à dix ans. Pourtant, paradoxalement, c’est sans doute la phase durant laquelle le bureau d’études intervient le moins. En effet, si le bureau d’études conduit la réflexion stratégique et anime des groupes de travail, ce sont les acteurs touristiques eux-mêmes qui identifient les axes de développement incontournables pour leur territoire et établissent les priorités.

À Cherbourg, par exemple, où Planeth élabore la stratégie de développement touristique du Cotentin, chaque acteur a été amené à s’exprimer par rapport à une liste d’axes de développement proposée par Planeth, puis à définir ce que ces axes impliquent et à les hiérarchiser. Planeth a, en quelque sorte, aidé les acteurs à « accoucher » de leurs idées. Ça valait la peine de travailler rue Platon pour découvrir la maïeutique !


Du tourisme de cueillette au tourisme de marché

Publié le 15 octobre 2006

Au coeur de la Champagne, à Châtillon-sur-Marne (à 20 km d’Épernay), la statue d’Urbain II, haute de 33 m et placée sur un promontoire, est un signal fort, intriguant, perceptible de loin. Ce monument attire chaque année, «spontanément» et sans effort particulier de promotion, 20 000 visiteurs.
Pourtant, les retombées économiques sont faibles, la visite du site se limitant à une simple consommation du panorama.

Pour renforcer l’effet structurant du site Urbain II, la communauté de communes du Châtillonnais a défini, accompagnée par Planeth, un projet de valorisation global, élargissant sa réflexion, au-delà du site, à l’ensemble du territoire intercommunal. En effet, pour passer d’un tourisme de cueillette à un tourisme de marché, c’est un produit de visite complet sur le territoire qu’il a fallu composer. Grâce à un parcours de visite extérieur, scénographié et aménagé sous forme de jardins-terrasses à la découverte d’Urbain II et du Châtillonnais, le visiteur est renvoyé vers l’ensemble des points d’intérêt du territoire. Un travail ciblé de communication, promotion et commercialisation permettra au site Urbain II de devenir une étape incontournable des circuits touristiques marnais.


L’agritourisme comme mode de dialogue ville campagne

Publié le 1 juin 2006

L’agriculture pratiquée dans la plaine et les collines du Pays d’Aubagne donne à cet espace un caractère authentique et campagnard, inattendu sur ce territoire largement périurbain, soumis à une très forte pression foncière. Cette «résistance» de l’agriculture est le résultat d’une action volontariste initiée par la ville d’Aubagne, puis la communauté d’agglomération GHB (Garlaban-Huveaune-Sainte-Beaume) depuis plus de vingt ans.

Dans la continuité de cette politique, GHB, accompagnée par Planeth Tourisme en collaboration avec Provenances, cherche à développer les produits et services agritouristiques sur son territoire.
Relèvent de l’agritourisme («agrotourisme» au Canada) toutes les activités d’accueil, restauration, vente, découverte, proposées par des agriculteurs en complément de leur travail de production.

L’agglomération d’Aubagne réunit deux atouts essentiels pour faire de l’agritourisme une filière touristique majeure : la présence d’une agriculture vivace (viticulture, maraîchage, huile d’olive, miel, fromages de brebis) et la proximité de nombreux consommateurs urbains friands de produits frais et de qualité.

Des bribes de dialogue s’amorcent entre les producteurs locaux et leurs clients. La mission de Planeth consiste à identifier les pistes pour poursuivre et amplifier ces initiatives, qui toutes contribuent à affirmer la vocation touristique du territoire aubagnais, le tournant en particulier vers des cibles de proximité qui redécouvrent par ce biais les réalités passionnantes d’un monde rural actif, à leur portée.


Mont-Saint-Michel : l’accueil des camping-caristes dans un Grand Site

Publié le 1 janvier 2006

En juillet-août, plus de 450 camping-cars stationnent chaque nuit dans le parking au pied du Mont-Saint-Michel. La maîtrise des flux de camping-caristes est un enjeu essentiel dans un site exceptionnel, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, où l’opération Grand Site et l’opération pour le Rétablissement du Caractère Maritime du Mont sont menées par les collectivités afin de préserver la qualité environnementale et paysagère.

Planeth Tourisme a élaboré pour le Conseil Général de la Manche et la DIREN Basse Normandie un programme d’actions pour mieux accueillir les camping-caristes dans la baie, répondant à des objectifs a priori antagonistes :
• préserver les paysages et l’environnement
• répondre aux besoins spécifiques d’une clientèle en rapide croissance depuis 20 ans
• augmenter les retombées économiques liées à la venue de cette clientèle.





© 2011 planeth.eu
Société de conseil, étude et ingénierie en culture et
tourisme, au service du développement territorial.
13, rue Sainte Cécile - 75009 Paris
Tél : 01 55 43 27 80