


Août 2008
Habitants ambassadeurs : de quoi parle-t-on ?
Publié le 1 juin 2008
Stricto sensu, il s’agit de considérer les habitants (de souche et nouveaux arrivants, mais aussi résidents secondaires) comme les ambassadeurs du territoire, c'est-à-dire ses promoteurs ou prescripteurs, en particulier envers les parents et amis hébergés (part d’«hébergement non marchand», qui, suivant les régions, peut représenter plus de la moitié des nuitées touristiques). Mais pour parler de son pays, il faut l’aimer et le connaître. C’est dans cette optique que de nombreux territoires ont mis en place des dispositifs « habitants ambassadeurs », autour d’une carte « avantages » réservée aux habitants et qui donne accès à une sélection de sites, d’activités, de prestations tourisme et loisirs, à des tarifs privilégiés.
Planeth a étudié une quinzaine de ces dispositifs, créés entre 1993 (le Passeport de Lorraine) et 2007 (8 les 3 dernières années).
Toujours d’initiative publique, souvent à l’échelle du département, ils présentent des variantes dans leur fonctionnement, mais aussi dans leur étendue et leur succès (de 90 à 20.000 porteurs de cartes, de 12 à 150 partenaires de l’opération). Leur point commun est de nécessiter des moyens importants en animation -le système repose sur un réseau de prestataires touristiques- et en communication, … et de pêcher par manque d’évaluation précise de leurs retombées (taux d’utilisation de la carte, nombre de visites engendrées, satisfaction des habitants et des professionnels, retombées image).
Alger, le défi du XXIe siècle
Publié le 2 août 2008
L’Algérie est sortie il y a à peine plus de dix ans d’une guerre « civile », dure, qui a marqué les esprits et freiné le développement. Dopée par ses ressources en gaz naturel, elle prend maintenant ses dispositions pour prendre le train de la mondialisation. Un ambitieux plan de développement national du tourisme est mis en œuvre, mais en premier lieu c’est la capitale, Alger, qui est l’objet de toutes les attentions.
Alger, l’une des plus belles villes de la méditerranée, dominant une baie exceptionnelle, doit à son tour se doter de tous les attributs d’une grande métropole mondiale multiculturelle qui se tourne tout autant vers :
• les Algérois auxquels elle doit offrir des espaces de détente, des promenades, des lieux de spectacles,
• les Algériens auxquels elle doit offrir des références nationales en termes culturels, éducatifs, festifs,
• les Visiteurs internationaux, proches ou lointains, touristes de découverte ou d'affaires, qu’elle doit accueillir de façon digne et fière d’elle-même.
Définir les aménagements et équipements à réaliser pour accompagner la capitale algéroise dans un développement harmonieux, équilibré à l’échelle de la Baie, c’est l’objet de la mission confiée par la Wilaya d’Alger au consortium français mené par les architectes urbanistes Arte Charpentier. Planeth Consultants y apporte son expertise sur les volets tourisme, hôtellerie, culture, patrimoine, loisirs, sports et événementiel, pour aider Alger à prendre sa place parmi les grandes métropoles du XXIème siècle.
Mont-Saint-Michel : l’accueil des camping-caristes dans un Grand Site
Publié le 1 janvier 2006
En juillet-août, plus de 450 camping-cars stationnent chaque nuit dans le parking au pied du Mont-Saint-Michel. La maîtrise des flux de camping-caristes est un enjeu essentiel dans un site exceptionnel, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, où l’opération Grand Site et l’opération pour le Rétablissement du Caractère Maritime du Mont sont menées par les collectivités afin de préserver la qualité environnementale et paysagère.
Planeth Tourisme a élaboré pour le Conseil Général de la Manche et la DIREN Basse Normandie un programme d’actions pour mieux accueillir les camping-caristes dans la baie, répondant à des objectifs a priori antagonistes :
• préserver les paysages et l’environnement
• répondre aux besoins spécifiques d’une clientèle en rapide croissance depuis 20 ans
• augmenter les retombées économiques liées à la venue de cette clientèle.
La place du tourisme dans les projets européens – l’exemple des Balkans
Publié le 20 septembre 2011 par Dragan Crnjanski
La région dite des « Balkans de l’ouest et Turquie » a une dimension politique stratégique, composée des pays candidats à l’adhésion (Turquie, Croatie, Macédoine) et pays potentiellement candidats (Albanie, Bosnie Herzégovine, Kosovo, Monténégro et Serbie). Cette dimension politique est traduite dans les objectifs et les formes de l’aide européenne, visant surtout à permettre à tous ces pays d’atteindre les fameux « acquis communautaires », par l’instrument financier IPA, en cours de mise en œuvre actuellement.
Comme dans d’autres régions géographiques ou « thématiques » (cf. Voisinages Sud et Est), le tourisme n’apparaît que très rarement comme un secteur d’appui européen, étant donnée sa dimension plurisectorielle (mis à part les programmes subventionnés gérés par la DG Entreprise, qui visent les pays membres mais peuvent permettre la participation des pays candidats et potentiellement candidats, et dont l’envergure financière reste très faible). Par conséquent, les aides européennes n’y visent que très rarement un soutien institutionnel direct au tourisme, comme cela est actuellement le cas (en Serbie et en Bosnie-Herzégovine), mais doivent être recherchées à l’intérieur des programmes suivants :
1) Appui au développement régional, avec en amont soutien technique et financier à la création des structures chargés du développement régional dans chacun des pays et en aval subventionnement des actions de développement que ces structures mettent en œuvre dans le cadre de leurs stratégies. Bien souvent, ces actions, dont l’envergure reste bridée par les conditions de subventionnement (budgets rarement supérieurs à 300 000 euros), visent la valorisation touristique avec, quelquefois, un effet d’aménagement du territoire très intéressant, transcendant par exemple les « sacro-saintes frontières » séparant les trois Entités en Bosnie-Herzégovine ;
2) Programmes de coopération transfrontalière, le plus souvent bilatérale (cf. Monténégro-Albanie, Monténégro-Kosovo, Monténégro-Bosnie ou Monténégro-Serbie), en attendant la possibilité de passer à une vitesse supérieure par la coopération multilatérale, qui permettrait de soutenir encore plus solidement l’intégration régionale et d’aider à (re)construire les partenariats et les offres touristiques d’une envergure plus intéressante.
3) Appui au développement municipal, comparable à celui soutenant le développement régional, mais avec un dispositif d’assistance technique chargé de coordonner l’ensemble. Si ces aides permettent de mettre en œuvre certaines actions de développement touristique local, on est encore loin de pouvoir développer les approches de coopération intercommunale d’une manière plus durable, dont a besoin le tourisme (itinérance thématique, « pays », etc).
On peut aussi signaler le lancement d’un premier projet d’assistance technique en Serbie, pour la valorisation du patrimoine industriel de la mine de charbon de Senj.