


Août 2008
Habitants ambassadeurs : de quoi parle-t-on ?
Publié le 1 juin 2008
Stricto sensu, il s’agit de considérer les habitants (de souche et nouveaux arrivants, mais aussi résidents secondaires) comme les ambassadeurs du territoire, c'est-à-dire ses promoteurs ou prescripteurs, en particulier envers les parents et amis hébergés (part d’«hébergement non marchand», qui, suivant les régions, peut représenter plus de la moitié des nuitées touristiques). Mais pour parler de son pays, il faut l’aimer et le connaître. C’est dans cette optique que de nombreux territoires ont mis en place des dispositifs « habitants ambassadeurs », autour d’une carte « avantages » réservée aux habitants et qui donne accès à une sélection de sites, d’activités, de prestations tourisme et loisirs, à des tarifs privilégiés.
Planeth a étudié une quinzaine de ces dispositifs, créés entre 1993 (le Passeport de Lorraine) et 2007 (8 les 3 dernières années).
Toujours d’initiative publique, souvent à l’échelle du département, ils présentent des variantes dans leur fonctionnement, mais aussi dans leur étendue et leur succès (de 90 à 20.000 porteurs de cartes, de 12 à 150 partenaires de l’opération). Leur point commun est de nécessiter des moyens importants en animation -le système repose sur un réseau de prestataires touristiques- et en communication, … et de pêcher par manque d’évaluation précise de leurs retombées (taux d’utilisation de la carte, nombre de visites engendrées, satisfaction des habitants et des professionnels, retombées image).
L'intégration des cafés-restaurants ruraux dans l'offre touristique
Publié le 10 août 2011 par Jessica Ozkurt
Le bistrot « à la française » est un élément incontournable de notre culture, tout à la fois un lieu de rencontres, un commerce de proximité, un lieu d’activité économique. Dans les années 60 on comptait encore 200 000 bistrots en France, il en reste aujourd’hui environ 35 000, à peine un par commune. Les difficultés rencontrées par les cafés et les petits restaurants sont accentuées en milieu rural : les habitudes de vie en ville, les règlementations, la concurrence… sont autant de raisons qui contribuent à fragiliser ces « derniers commerces », à diminuer la vie économique et sociale des villages.
Conscients de leur intérêt, les pouvoirs publics encouragent la création de réseaux organisés réunissant des bars-restaurants volontaires autour d’une charte qualité. Les Alpes-de-Haute-Provence ont été précurseur en créant les Bistrots de Pays qui comptent aujourd’hui 250 adhérents dans 8 régions. Il existe aujourd’hui une dizaine de réseaux similaires, de taille et d’étendue géographique différente, portés par des fédérations autonomes, CCI, CDT, PNR… et notamment un projet en cours de constitution en Seine-et-Marne qui projette de lancer le 1er réseau de cafés à l’échelle de l’Ile-de-France, les Bistrots Rando, avec une charte adaptée aux spécificités locales.
Si la question du regroupement des réseaux n’est pas encore à l’ordre du jour, l’enjeu pour tous ces réseaux est de contrer la disparition des services de première nécessité et d’impliquer les cafés dans la démarche touristique en leur attribuant différentes fonctions : accueil et information touristique, valorisation des produits de terroir, diffusion culturelle… Les retombées escomptées sont nombreuses : pour les cafés, il s’agit de l’élargissement et de la fidélisation de leur clientèle (habitants du village, excursionnistes, touristes), de l’augmentation de leur CA et de l’accroissement de leur notoriété ; pour les territoires, la revitalisation du tissu économique et local par l’intégration des cafés dans l’offre touristique ou culturelle est primordiale.